4/4 – Le rôle des femmes migrantes dans le monde révélé par la Covid-19

29.08.2021

Cécile Guignard

Les populations vulnérables ont été particulièrement affectées par la pandémie de Covid-19 et ses conséquences économiques et sociales. Si la situation spécifique des femmes durant la pandémie (prise en charge du travail reproductif, violences de genre…) ou celle des migrants (fermeture des services spécialisés, manque d’hygiène dans les camps) ont été étudiées, on peut déplorer le manque d’attention portée aux femmes migrantes, pourtant victimes de discriminations accrues. Cette quatrième partie montre en quoi la pandémie de Covid-19 a agi comme un révélateur du rôle majeur qu’occupent les femmes migrantes dans nos économies mondialisées.

Remarque : L’ensemble de ce dossier a une visée volontairement descriptive et se concentre sur les difficultés que ces femmes rencontrent. Néanmoins, il convient de garder en tête leur agentivité : nombre de solutions ont été suggérées et mises en place, souvent par les femmes migrantes elles-mêmes, pour pallier ces difficultés1]On peut lire sur ce sujet : ONU Femmes, Addressing the Impacts of the Covid-19 Pandemic on Women Migrant Workers, 2020b, URL.. Il faut également rappeler que derrière la catégorie « femmes migrantes » se trouvent une multitude de situations individuelles extrêmement diverses ; cette série d’articles se concentre sur les plus vulnérables.

Introduction

48 % des migrants sont des migrantes2]ONU Info, « Le nombre de migrants internationaux atteint 272 millions, en hausse dans toutes les régions du monde », 17.09.2019, URL.. Pourtant, comme d’ailleurs les femmes en général dans de nombreux autres domaines, les femmes migrantes sont trop souvent absentes des décisions qui les concernent et leur rôle à l’échelle mondiale est minimisé. De leurs contributions sur les marchés du travail occidentaux à leur rôle essentiel dans les économies de leurs pays d’origine, les femmes migrantes occupent une place prépondérante que la pandémie de Covid-19 a, brièvement, remise en lumière.

Le rôle essentiel que jouent les femmes migrantes dans leurs pays d’origine est mis à mal par la pandémie

Alors qu’en 2019 les remises3]« Les remises migratoires sont des transferts d’argent que les émigrés envoient à leurs proches restés dans leur pays d’origine. » selon Géoconfluences, « Remise, rémitance, transfert d’argent », 2020, URL. des personnes migrantes atteignaient le montant record de 554 milliards de dollars (USD), la Banque mondiale prévoyait dès avril 2020 une baisse « d’environ 20% en 20204]Banque mondiale, « Selon la Banque mondiale, les remises migratoires devraient connaître un repli sans précédent dans l’histoire récente » (communiqué de presse), 22.04.2020, URL. ». Les travailleur.ses migrant.es ont été durement affecté.es par la contraction économique liée à la crise de la Covid-195]Voir parties 1 et 2 de ce dossier.. Cette situation concerne au premier chef les femmes migrantes, alors qu’elles jouent un rôle important dans l’envoi de remises dans leur pays d’origine. ONU Femmes note ainsi : « Tous les ans, quelque 100 millions de femmes migrantes envoient des fonds chez elles et, malgré l’écart des rémunérations persistant entre les sexes, elles ont tendance à envoyer une plus grande partie de leurs salaires que les hommes, et à le faire plus régulièrement6]ONU Femmes, « Déclaration d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale des migrants 2020 », 17.12.2020a, URL. ». Ce chiffre signifie que les travailleuses ne sont pas les seules à envoyer de l’argent dans leurs familles : près de 30 millions de femmes migrantes non-identifiées comme actives sur le marché du travail envoient également des remises7]On estime les femmes migrantes à 130 millions (48% de 272 millions de personnes), dont 68 millions de travailleuses. ONU Info 2019, op. cité ; OIT, Une avancée décisive vers l’égalité entre hommes et femmes, 2019, URL.. Les remises jouent un rôle important, parfois prépondérant, dans les économies des pays d’origine des migrant.es, pour des montants souvent équivalents aux IDE8]BARNE, Donna et PIRLEA, Florina, « Les envois de fonds des travailleurs migrants sont la principale source de financement extérieur des pays à revenu faible et intermédiaire (excepté en Chine) », 2.07.2019, Banque mondiale (blog), URL.. Elles représentaient en 2019 35 % du PIB d’Haïti, 30 % de celui du Népal et 21 % de celui du Honduras9]RATHA, Dilip et al., « Data release: Remittances to low- and middle-income countries on track to reach $551 billion in 2019 and $597 billion by 2021 », 16.10.2019, Banque mondiale (blog), URL.. Elles permettent aux autres membres de la famille de subvenir à leurs besoins, de disposer d’un fonds de lancement pour leurs activités professionnelles ou de se préparer elleux-mêmes à la migration. Surtout, elles permettent de pallier les systèmes sociaux défaillants de certains pays d’origine, « une bouée de secours aux familles et aux communautés, […] particulièrement vital[e] en temps de crise10]ONU Femmes 2020a, op. cité. » … La pandémie touchant l’ensemble du globe, les remises ne peuvent pas, cette fois-ci, assurer leur fonction contracyclique, c’est-à-dire inverser la tendance à la crise en subvenant aux besoins de ménages affectés11]Banque mondiale 2020, op. cité..

La Covid-19 affecte également le transfert de fonds en lui-même, alors que les remises passent par deux moyens d’envoi principaux : la « remise » en main-propre (lors d’un retour au pays d’accueil ou via une personne de confiance) et l’utilisation de plateformes spécialisées (Western Union, MoneyGram). Les transferts en main-propre ont été rendus impossibles par les mesures sanitaires qui ont suivi le début de la pandémie : fermeture des frontières, suppression des contacts humains non-indispensables… L’utilisation de plateformes spécialisées peut paraître une solution idéale à l’heure du tout-virtuel, mais bute sur plusieurs obstacles. Tout d’abord, certaines femmes migrantes ne disposent pas de la connaissance nécessaire pour utiliser correctement ces plateformes (lack of digital literacy12]ONU Femmes 2020b, op. cité ; voir partie 3 de ce dossier.). Par ailleurs, ces services ne sont accessibles qu’aux personnes disposant d’un compte en banque13]Western Union, « FAQ », URL., ce qui est difficile pour les femmes en situation irrégulière. Ne pouvant obtenir les papiers qui leur permettraient d’avoir accès aux services bancaires, elles sont de facto exclues de la possibilité qu’offrent les banques ou services qui en dépendent de transférer de l’argent14]ONU Femmes 2020b, op. cité.. Enfin, les transactions bancaires par les plateformes spécialisées ont un coût moyen important, bien que variable suivant les destinations : entre 4,95 % (Asie du Sud) et 9 % (Afrique subsaharienne) des montants15]Coût moyen par région mondiale ; étude menée sur un transfert moyen de 200 USD. Banque mondiale 2020, op. cité., et jusqu’à 22,4 % entre l’Angola et la Namibie, couloir le plus onéreux16]BARNE PIRLEA 2019, op. cité.. C’est un obstacle majeur pour l’envoi de remises par les personnes à faible niveau de revenu, au premier rang desquelles se trouvent les femmes migrantes précarisées.

Un autre aspect du rôle que jouent les femmes migrantes dans leur société d’origine est celui de passeuses d’informations au sein de leurs communautés. Elles informent les autres femmes quant à leur accès aux droits en tant que travailleuses migrantes, recommandent des voies d’immigration sûres, ou détaillent les codes sociaux des pays d’arrivée.. Pour les travailleuses migrantes qui ont dû retourner dans leurs familles car elles ne pouvaient plus subvenir à leurs besoins dans les sociétés d’accueil à cause de la Covid-19, ce rôle a pu continuer en « présentiel ». C’est le cas par exemple de Dok Samuon, une travailleuse cambodgienne revenue de Thaïlande qui plaide pour une entraide entre femmes migrantes, sur le lieu de la migration et dans les sociétés d’origine17]CHOI, Younghwa et KHUN, Sophea, « Interview with Dok Samuon. “Solidarity is what we all need, not discrimination against returnee women migrant workers” », 10.12.2020, ONU Femmes, URL..

Les femmes immigrées sur les marchés du travail occidentaux et français

Arrêtons-nous un instant sur l’exemple français. Comme dans de nombreux autres pays occidentaux, l’insertion sur le marché du travail des migrants (a fortiori des migrantes) y est très compliquée : leur taux de chômage est plus élevé, et on estime qu’il faut en moyenne 10 ans à une personne migrante pour retrouver un emploi à la hauteur de ses qualifications18]D’après le cabinet de recrutement spécialisé Wero, https://www.wero.io/. . En attendant, nombre de ces personnes travaillent dans les secteurs qui recrutent, souvent délaissés par les populations nationales : le BTP, l’agriculture, la confection textile, les soins à la personne et l’entretien. En France, 32 % des immigré.es appartiennent à la catégorie socio-professionnelle « ouvriers », contre 20 % des personnes sans lien direct avec la migration19]HAJJI, Ilhame, « Catégories socioprofessionnelles des immigrés et descendants d’immigrés », 2020, Infos migrations, n°99, URL. En particulier : « 35 % des employés de maison, 25 % des agents de sécurité et 14% des agents d’entretien et des employés des services » sont immigré.es”. BRUN, Solène et SIMON, Patrick, « Surmortalité due à la Covid-19 en Seine-Saint-Denis : l’invisibilité des minorités dans les chiffres », 2020, INED..

La soudaine visibilité de femmes immigrées à des postes-clef durant le confinement, tout comme les observations qui ont été faites des liens entre présence forte d’immigré.es et surmortalité liée à la Covid-19, ont fait couler beaucoup d’encre. On a ainsi – à raison – parlé du fait que le département ayant payé le plus lourd tribut à la Covid-19, la Seine-Saint-Denis (134 % de surmortalité en mars/avril 2020), est également celui qui abrite la plus forte part d’immigré.es rapportée à la population (30 %)20]BRUN, Solène et SIMON, Patrick, « Surmortalité due à la Covid-19 en Seine-Saint-Denis : l’invisibilité des minorités dans les chiffres », 2020, INED, URL..  Pour autant, cette médiatisation n’a pas vraiment permis un rééquilibrage en la faveur des femmes migrantes. Il convient par ailleurs ici de préciser que toutes les personnes racisées considérées comme « immigrées » par les médias durant la crise de la Covid-19 ne le sont pas nécessairement : n’est immigrée que la personne née étrangère à l’étranger. « L’ethnostratification21]C’est-à-dire la division hiérarchique du marché de l’emploi selon l’origine des travailleur.ses. du marché de l’emploi22]DEBELDER, Joachim et MANCO, Altay, « Pandémie – mobilisations citoyennes et modes de gestion locale de la question migratoire », 2020, IRFAM, URL. » se double en France de racisme23]SCHMIDT, Nina (dir.), Les inégalités expliquées aux jeunes, 2018, édition de l’Observatoire des inégalités, URL., ce qui explique une surreprésentation des personnes racisées aux postes les plus précaires – donc exposés au virus24]Dans son analyse de la répartition du travail selon le genre et l’ethnicité à l’hôpital français (2010), Marguerite Cognet remarque que « 1/3 des Domiens occupaient des postes d’aides-soignants et agents de service hospitalier ; 0.9 % des Français nés en métropole étaient dans ce cas ». COGNET, Marguerite, « Genre et ethnicité dans la division du travail en santé : la responsabilité politique des États », 2010, L’Homme & la Société, n°176-7, pp.101-129, URL., indépendamment de leur nationalité. La vulnérabilité n’a ici pas concerné les seules femmes migrantes étrangères.

Certains pays, comme le Portugal, ont pris des mesures pour régulariser les personnes dont la demande d’asile était en examen et leur permettre d’être mieux protégées de la Covid-19. Aussi louables soient-elles, ces mesures répondent plus d’une logique sanitaire pragmatique que d’une volonté de reconnaître l’apport considérable des travailleur.ses immigré.es durant la crise de la Covid-19. Certain.es chercheur.ses dénoncent d’ailleurs la logique utilitariste de ces régularisations25]DEBELDER, Joachim et MANCO, Altay, « Pandémie – mobilisations citoyennes et modes de gestion locale de la question migratoire », 2020, IRFAM, URL. et le fait que certaines catégories de travailleur.ses en soient exclu.es. C’est le cas par exemple des ouvrier.es agricoles mexicain.es venu.es au Canada dans le cadre du contrat de travail PTAT26]LABRECQUE, Marie-France, « Permanentemente temporales. El Programa de Trabajadores Agrícolas Temporales en Canadá (PTAT) y el COVID-19 », 2020, Antropología americana, vol. 5, n°10, pp. 113-138, URL.. Enfin, des aides ont pu être mises en place pour aider employeurs et travailleur.ses à faire face à la crise sanitaire, à s’équiper correctement et à pouvoir s’arrêter sans pertes de revenus en cas de contamination. Néanmoins, dans le cas des travailleur.ses migrant.es, dont certain.es sont soumis.es au bon vouloir de leur employeur, cela ne fonctionne pas toujours très bien. Certaines aides ont ainsi pu être confisquées au seul profit de l’employeur27]Ibid..

Conclusion

Les femmes migrantes ne sont pas les seules à avoir souffert de la vulnérabilisation accrue qu’a provoquée la crise de la Covid-19. Les mesures sanitaires d’isolement, la hausse du chômage, le repli dans les foyers ou l’impossibilité pour certaines de travailler correctement protégées face au virus sont autant de facteurs qui ont concerné les femmes ou les migrants en général. Dans le cas des femmes migrantes, ces facteurs se combinent en une matrice d’oppressions spécifique : plus que les femmes en général, les femmes migrantes ont occupé des emplois en 1ère ligne. Plus que les migrants en général, les femmes migrantes ont souffert des violences conjugales et dû assumer des doubles journées. Elles ont également rencontré des problèmes spécifiques, comme la difficulté de conserver une hygiène menstruelle correcte dans les camps. Néanmoins, il convient de rappeler que les « femmes migrantes » ne sont pas un groupe uniforme, et que cette appellation recoupe une multitude de situations.

Cette série d’articles s’est concentrée sur les plus vulnérables afin de sensibiliser le lectorat à la variété des difficultés rencontrées par ces femmes et à la nécessité de prendre les femmes migrantes vulnérables comme sujet d’étude spécifique. Par ailleurs, vulnérables ou non, les femmes migrantes, comme toutes les femmes, ont su faire preuve d’agentivité pour résister à la pandémie, aux imprévus et aux coups du sort. En tant qu’allié.es, non-concerné.es par ces discriminations mais mobilisé.es sur le sujet, renseignons-nous pour appuyer leur projet et exiger les mêmes droits pour toustes, dans l’esprit comme dans l’application.

References   [ + ]

1. On peut lire sur ce sujet : ONU Femmes, Addressing the Impacts of the Covid-19 Pandemic on Women Migrant Workers, 2020b, URL.
2. ONU Info, « Le nombre de migrants internationaux atteint 272 millions, en hausse dans toutes les régions du monde », 17.09.2019, URL.
3. « Les remises migratoires sont des transferts d’argent que les émigrés envoient à leurs proches restés dans leur pays d’origine. » selon Géoconfluences, « Remise, rémitance, transfert d’argent », 2020, URL.
4. Banque mondiale, « Selon la Banque mondiale, les remises migratoires devraient connaître un repli sans précédent dans l’histoire récente » (communiqué de presse), 22.04.2020, URL.
5. Voir parties 1 et 2 de ce dossier.
6. ONU Femmes, « Déclaration d’ONU Femmes à l’occasion de la Journée internationale des migrants 2020 », 17.12.2020a, URL.
7. On estime les femmes migrantes à 130 millions (48% de 272 millions de personnes), dont 68 millions de travailleuses. ONU Info 2019, op. cité ; OIT, Une avancée décisive vers l’égalité entre hommes et femmes, 2019, URL.
8. BARNE, Donna et PIRLEA, Florina, « Les envois de fonds des travailleurs migrants sont la principale source de financement extérieur des pays à revenu faible et intermédiaire (excepté en Chine) », 2.07.2019, Banque mondiale (blog), URL.
9. RATHA, Dilip et al., « Data release: Remittances to low- and middle-income countries on track to reach $551 billion in 2019 and $597 billion by 2021 », 16.10.2019, Banque mondiale (blog), URL.
10. ONU Femmes 2020a, op. cité.
11. Banque mondiale 2020, op. cité.
12. ONU Femmes 2020b, op. cité ; voir partie 3 de ce dossier.
13. Western Union, « FAQ », URL.
14. ONU Femmes 2020b, op. cité.
15. Coût moyen par région mondiale ; étude menée sur un transfert moyen de 200 USD. Banque mondiale 2020, op. cité.
16. BARNE PIRLEA 2019, op. cité.
17. CHOI, Younghwa et KHUN, Sophea, « Interview with Dok Samuon. “Solidarity is what we all need, not discrimination against returnee women migrant workers” », 10.12.2020, ONU Femmes, URL.
18. D’après le cabinet de recrutement spécialisé Wero, https://www.wero.io/.
19. HAJJI, Ilhame, « Catégories socioprofessionnelles des immigrés et descendants d’immigrés », 2020, Infos migrations, n°99, URL. En particulier : « 35 % des employés de maison, 25 % des agents de sécurité et 14% des agents d’entretien et des employés des services » sont immigré.es”. BRUN, Solène et SIMON, Patrick, « Surmortalité due à la Covid-19 en Seine-Saint-Denis : l’invisibilité des minorités dans les chiffres », 2020, INED.
20. BRUN, Solène et SIMON, Patrick, « Surmortalité due à la Covid-19 en Seine-Saint-Denis : l’invisibilité des minorités dans les chiffres », 2020, INED, URL.
21. C’est-à-dire la division hiérarchique du marché de l’emploi selon l’origine des travailleur.ses.
22, 25. DEBELDER, Joachim et MANCO, Altay, « Pandémie – mobilisations citoyennes et modes de gestion locale de la question migratoire », 2020, IRFAM, URL.
23. SCHMIDT, Nina (dir.), Les inégalités expliquées aux jeunes, 2018, édition de l’Observatoire des inégalités, URL.
24. Dans son analyse de la répartition du travail selon le genre et l’ethnicité à l’hôpital français (2010), Marguerite Cognet remarque que « 1/3 des Domiens occupaient des postes d’aides-soignants et agents de service hospitalier ; 0.9 % des Français nés en métropole étaient dans ce cas ». COGNET, Marguerite, « Genre et ethnicité dans la division du travail en santé : la responsabilité politique des États », 2010, L’Homme & la Société, n°176-7, pp.101-129, URL.
26. LABRECQUE, Marie-France, « Permanentemente temporales. El Programa de Trabajadores Agrícolas Temporales en Canadá (PTAT) y el COVID-19 », 2020, Antropología americana, vol. 5, n°10, pp. 113-138, URL.
27. Ibid.

Bibliographie

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Wero, https://www.wero.io/. 

Western Union, « FAQ », URL.

Pour citer cet article : Cécile Guignard, “4 /4 – Femmes, migrants et Covid-19 : la situation dans le monde”, 29.08.2021, Institut du Genre en Géopolitique.

Les propos contenus dans cet article n’engagent que l’auteur.ice.

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