Intégrer la dimension du genre dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR), un défi de reconstruction des sociétés après un conflit armé

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01.07.2022

Diane Paugnat 

Les processus de construction de la paix ont été formalisés à partir des années 1960 par les Nations unies. Parmi eux, les programmes de Désarmement, Démobilisation et Réintégration[1]La première phase (Désarmement) consiste en la documentation, la récupération et le recyclage des armes des ancien·ne·s combattant·e·s et des civil·e·s. La seconde (Démobilisation) … Continue reading (DDR) visent à renforcer la sécurité et la stabilité, tout en pérennisant la reconstruction de sociétés fracturées après un conflit. Ces programmes sont mis en place pour « [ôter] les armes des mains des combattants, [retirer] les combattants des structures militaires et [les aider] à s’intégrer socialement et économiquement dans la société en trouvant des moyens de subsistance civils »[2]UN Disarmament, Demobilization and Reintegration Resource Center (DDRRC). “Integrated Disarmament, Demobilization and Reintegration Standards Module 1.20: Glossary: Terms and Definitions”. New … Continue reading. Cependant, alors que les conflits armés modifient les rôles sociaux de genre, en les bouleversant ou en les accentuant, les processus de DDR sont souvent négociés sans prendre en compte ces particularismes. En raison d’une représentation genrée des rôles sociaux, ils ont rarement reflété avec justesse les expériences spécifiques vécues par les femmes dans les conflits armés[3]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading. De plus, ils peinent à remettre en question la masculinisation de la violence, qui a pu être encensée pendant le conflit. Malgré ce constat, les programmes de DDR ont peu évolué dans l’inclusion d’une approche genrée.

Dès lors, comment garantir l’effectivité de la réhabilitation des femmes et des hommes ayant pris part à des conflits armés ? Comment repenser les programmes de DDR sous le prisme du genre ?

Barrières à l’entrée des programmes de DDR

« En raison de l’impératif sécuritaire de désarmer les belligérants, les efforts de DDR ont souvent commencé dans la précipitation, ou sans planification ni ressources adéquates. Ce faisant, ils ont souvent sacrifié les perspectives de genre »[4]DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004.. Le manque de prise en compte de cette dimension s’illustre d’abord dans les critères d’admissibilités aux programmes de DDR. Ils divergent selon les processus mais ont conduit pour beaucoup à la marginalisation des femmes combattantes[5]CARAMEZ A. & SANZ E. “DDR 2009: Analysis of Disarmament, Demobilisation and Reintegration (DDR). Programmes in the World during 2008”. Bellatera: School for a Culture of Peace. 2009.. L’exemple le plus prégnant est celui de l’exigence de la possession d’une arme. Dans certains contextes, les armes des femmes ont été réquisitionnées par les membres masculins de leur entourage avant la phase de désarmement. Ce fut par exemple le cas au Sierra Leone entre 2001 et 2003[6]MAZURANA D. & CALSON K. “From Combat to Community: Women and Girls of Sierra Leone”. Washington DC : Women Waging Peace. 2004.[7]DONNAINT E. “Les ex-combattantes de la guerre civile sierra-léonaise : conditions d’exclusion du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration de l’Organisation des Nations … Continue reading, où les femmes ne pouvant présenter d’armes n’ont pas pu accéder aux programmes.

D’autres critères s’attachent à la nationalité, à l’engagement au processus de paix ou aux poursuites judiciaires. Celui de l’appartenance à un groupe armé est également problématique. La participation est déterminée par une évaluation extérieure ou par la soumission d’une liste de combattant·e·s. Dans ce dernier cas, les femmes sont parfois exclues délibérément des listes par les commandants masculins en vue de l’appropriation de leurs armes et de leur monétisation. Cela peut-être également par simple minimisation de leurs rôles dans le conflit, voire dans l’optique de sécuriser des positions pour les hommes dans les nouvelles armées nationales, comme ce fut le cas dans les processus de DDR en Erythrée en 2000[8]HALE S. “Liberated but Not Free: Women in Post-War Eritrea. In The Aftermath: Women in Post-Conflict Transformation”, edited by MEINTJES Sheila, PILLAY Anu, TURSHEN Meredith, 1226141. London: Zed … Continue reading.

Perceptions conceptuelles des rôles des femmes et des hommes dans les conflits armés

On dénote généralement un manque de compréhension des dynamiques de genre au sein de sociétés marquées par le conflit[9]MAZURANA D. and ECKERKORN COLE L. “Women, Girls and Disarmament, Demobilization and Reintegration (DDR)”. In Women and Wars, edited by COHN Carol, 194-214. Cambridge: Polity Press. 2013.. « Praticiens et décideurs en matière de DDR comprennent souvent « les combattants » […] comme étant des hommes armés […]. En conséquence, les [femmes] sont moins susceptibles d’être identifiées comme bénéficiaires du programme DDR »[10]DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004..

Or, les motivations politiques et idéologiques de l’engagement des hommes et des femmes peuvent être comparables dans la défense de leurs communautés et la prise de conscience des enjeux révolutionnaires[11]FELICES-LUNA M. “Déviance et politique : la carrière des femmes au sein de groupes armés contestataires”, Déviance et Société, 2008/2 (Vol. 32), p. 163-185.. Certaines femmes cherchent également à se détacher de carcans patriarcaux[12]MILLOT C. “Femmes, conflits armés et processus de paix: victimes, spectatrices, protagonistes, mais surtout… actrices!”. University of Ottawa (Canada). 2013., mais aussi à accéder à de nouvelles opportunités socio-économiques[13]BUCAILLE L, “Femmes à la guerre. Égalité, sexe et violence”, Critique internationale, 2013/3 (N° 60), p. 9-19.. En République Démocratique du Congo, la privation d’éducation a par exemple favorisé le recrutement de filles soldates[14]OLSSON S. “Hear the voices of Congo’s girl child soldiers”, The New Humanitarian, 19 juin 2017. Disponible sur : … Continue reading. Échapper à certains sévices peut également motiver la mobilisation, comme au Sri Lanka où des jeunes femmes ont cherché à endiguer le risque d’abus sexuels et d’enlèvement en s’enrôlant auprès des Tigres Tamouls[15]KEIARNS Y. E. “The Voices of Girl Child Soldiers : Sri Lanka”. Quaker United Nations Office. Janvier 2003.

Si l’enrôlement forcé est une réalité[16]OLSSON S. “Hear the voices of Congo’s girl child soldiers”, The New Humanitarian, 19 juin 2017. Disponible sur : … Continue reading pour certaines femmes, d’autres ont donc consciemment délaissé leur vie civile pour rejoindre des groupes armés. Devenues combattantes, et parfois autrices de violences[17]MOSER C.O.N. & CLARK F. C. “Victims, Perpetrators or Actors? Gender, Armed Conflict and Political Violence”, Londres, New York, Palgrave Macmillan. 2001., leur démobilisation après le conflit est nécessaire. Cependant, «les femmes […] sont souvent classées comme “groupes vulnérables […]”, ce qui fait que l’on ignore les diverses tâches liées au conflit qu’elles accomplissent, y compris l’apport de services essentiels aux combattants »[18]DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004.. Elles sont souvent perçues comme victimes de la violence des combats, sans en être actrices[19]BUCAILLE L., “Femmes à la guerre. Égalité, sexe et violence”, Critique internationale, 2013/3 (N° 60), p. 9-19., car elles font face à la présomption de leur pacificité[20]HELMS E. “Innocence and Victimhood: Gender, Nation and Women’s Activism in Post-War Bosnia-Herzegovina”. Madison: University of Wisconsin Press. 2013.. Cetteperception a de véritables conséquences sur le cadre d’application des processus de DDR. Au Libéria, le processus déroulé entre 2003 et 2008 visait initialement la démobilisation 2 000 femmes, bien que plus de 10 000 auraient probablement participé au conflit en tant que combattantes[21]BASINI H.S.A. “Gender Mainstreaming Unraveled: The Case of DDRR in Liberia”, International Interactions, 39:4, 535-557, 2013..

Stigmatisation sociale et manque de participation des femmes aux programmes

La violence des femmes étant perçue comme plus transgressive, elles peuvent chercher à cacher leur statut d’ancienne combattante afin d’éviter la stigmatisation sociale et familiale[22]MAZURANA D. and ECKERKORN COLE L. “Women, Girls and Disarmament, Demobilization and Reintegration (DDR)”. In Women and Wars, edited by COHN Carol, 194-214. Cambridge: Polity Press. 2013.. L’émancipation réelle ou perçue par les femmes pendant leur engagement peut donc rendre leur démobilisation peu désirable ou difficile, particulièrement quand il est attendu d’elles qu’elles retournent à des rôles sociaux  stéréotypés[23]COULTER C. “Bush Wives and Girl Soldiers: Women’s Lives through War and Peace in Sierra Leone”. Ithaca, NY: Cornell University Press. 2009. Parfois, les femmes font aussi face à des défis logistiques qui limitent leur accession aux programmes de DDR[24]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading. Les lieux de cantonnement ne procurent généralement pas de services essentiels de garde, de soins et de santé aux enfants et aux personnes vulnérables dont les ex-combattantes auraient la charge[25]DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004..

Exclusion des femmes des processus de négociations

Le manque d’inclusivité s’explique également par le fait que très peu de femmes font partie des négociations des accords de paix. Par exemple, les femmes sont demeurées absentes des processus de Dayton en 1995, alors même que le conflit bosniaque a été particulièrement marqué par les viols de guerre. « Les femmes ne participent pas en nombres suffisants ou à des postes assez influents, aux forums dans lesquels sont définis les termes des processus DDR. L’abstraction régulièrement faite de la présence des femmes, de leurs opinions et de leurs expériences, a gâché des opportunités vitales de [s’informer sur leurs besoins] »[26]DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004.. Sans voix, les préoccupations des femmes ne sont ni prioritaires ni financées. Les chercheuses Dylan Mazurana et Roxanne Krystalli, et l’humanitaire Anton Baare expliquent en 2017 que cette absence minimise la possibilité d’une société juste et inclusive dans le contexte post-conflit[27]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading. La dépréciation des rôles féminins en temps de guerre est donc un instrument de leur dépolitisation après le conflit[28]MACKENZIE M. “Securitisation and Desecuritisation: Female Soldiers and the reconstruction of Women in Post-Conflict Sierra Leone”. Security Studies 18, n°2:241-61. 2009..

Il est cependant important de noter que la présence de femmes ne garantit pas nécessairement l’inclusion des problématiques liées au genre. Au Salvador, environ un tiers des négociateur·rice·s étaient des femmes mais l’accord final de paix inclut des barrières à l’entrée des programmes de DDR discriminantes[29]NASLUND E. “Looking at Peace though Women’s Eyes: Gender-Based Discrimination in the Salvadoran Peace Process”. Journal of Public and International Affairs, 10. 1999. p. 30..

Accompagner les hommes : la difficile déconstruction de la masculinité militarisée

Penser les programmes de DDR sous le prisme du genre suppose également de repenser les rôles sociaux masculins[30]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading. En 2009, Kimberly Theidon, anthropologue, identifie la participation des hommes dans un groupe armé à un “rite de passage” et une reconnaissance de leur virilité dans certains contextes[31]THEIDON K. “Reconstructing Masculinities: The Disarmament, Demobilization and Reintegration of Former Combatants in Colombia”. International Journal of Transitional Justice 1, n° 1: 66-90. 2009.. Le groupe leur procure protection sociale et financière, tout en leur offrant des opportunités de développer une “masculinité militarisée”[32]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading par la possession d’une arme ou encore l’exercice de la violence. Ils performent donc des rôles traditionnellement masculins qu’il peut leur être difficile d’abandonner. Le manque d’aides sociales distribuées par certains programmes ne permet pas de compenser la perte de ces éléments, et peut particulièrement retarder leur démobilisation. Les programmes de DDR dispensent peu d’activités dédiées à adresser la culture de la violence de la période de conflit. La violence domestique à l’égard des femmes persiste d’ailleurs à la fin d’un conflit, voire augmente par rapport aux niveaux d’avant-guerre[33]PANKHURST D. “Post-War Backlash Violence against Women: What Can “Masculinity” Explain?”, ed., Donna Pankhurst, Gendered Peace: Women’s Struggles for Post-War Justice and … Continue reading.

Évolutions de l’intégration du genre dans les processus de DDR depuis les années 2000

Face aux critiques, les programmes de DDR ont intégré progressivement la notion de genre depuis les années 2000. En particulier, la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies (Women, Peace and Security) de 2000 appelle à une plus grande inclusion des femmes et à la prise en compte de la différenciation des rôles sociaux entre hommes et femmes. « Pour la première fois, le Conseil de Sécurité a reconnu que les femmes avaient un droit à la protection et un rôle à jouer dans le maintien de la paix et de la sécurité »[34]ANDERLINI S.N. “Women Building Peace. What they Do, Why it Matters”. Lynne Rienner Publishers. Boulder, London. 2007.. L’intégration du genre dans les processus de DDR a ensuite évolué dans les années 2010 et s’est formalisé en 2014 avec la publication d’un Guide opérationnel des normes intégrées de DDR (IDDRS)[35]Nations Unies, Operational Guide to the Integrated Disarmament, Demobilization and Reintegration Standards (IDDRS), 2014. Disponible à l’adresse suivante : … Continue reading, explicitant comment prendre en compte les enjeux liés au genre.

Vingt ans après, la mise en œuvre de la résolution 1325 n’a cependant toujours pas tenu ses promesses[36]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading, notamment dans la manière dont les DDR sont négociés et financés[37]Ibid.. « Les femmes sont toujours exclues des tables de négociation de paix, résultant dans des accords qui ne reflètent pas la réalité du terrain et qui faillissent à apporter une paix durable»[38]STEINBERG D. « Women and War An Agenda for Action », dans Women and War. Power and Protection in the 21st Century, sous la direction de Kuehnast, Kathleen et al., United States Institute of Peace … Continue reading.

Conclusion

Malgré quelques tentatives, les avancées en termes d’inclusion de la perspective du genre dans les processus de DDR sont négligeables. Le peu d’actualisation des publications académiques et institutionnelles sur le sujet depuis les années 2010 en est la manifestation. Alors que de nombreuses études ont mis en exergue les divergences entre les perceptions sociales et les rôles des hommes et des femmes dans un conflit[39]MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN … Continue reading, ces différences ne sont pas reflétées dans la démobilisation et la réintégration des anciens combattant·e·s. La nécessité d’intégrer les problématiques de genre dans les programmes de DDR est donc toujours d’actualité.   

Pour citer cette production : Diane Paugnat, “Intégrer la dimension du genre dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion (DDR), un défi de reconstruction des sociétés après un conflit armé”, 01.07.2022, Institut du Genre en Géopolitique. 

Les propos contenus dans cet article n’engagent que l’autrice. 

 

References

References
1 La première phase (Désarmement) consiste en la documentation, la récupération et le recyclage des armes des ancien·ne·s combattant·e·s et des civil·e·s. La seconde (Démobilisation) s’inscrit dans la décharge des combattant·e·s actif·ve·s des groupes armés, tout en procurant aux ancien·ne·s combattant·e·s une assistance sociale, éducative, voire financière. Enfin, la dernière phase (Réintégration) accompagne les ancien·ne·s combattant·e·s dans l’acquisition d’un statut civil et d’un emploi durable.
2 UN Disarmament, Demobilization and Reintegration Resource Center (DDRRC). “Integrated Disarmament, Demobilization and Reintegration Standards Module 1.20: Glossary: Terms and Definitions”. New York : UN DDRRC. 2006.
3, 24, 27, 30, 32, 36, 39 MAZURANA D., KRYSTALLI R. & BAARE A. “Gender and disarmament, demobilization, and reintegration: Reviewing and advancing the field”. The Oxford Handbook of Gender and Conflict, ed. NI AOLAIN F., CAHN N., HAYNES Diana F., VALJI N.. 2017.
4, 10, 18, 25, 26 DOUGLAS S., FARR V., HILL F. and KASUMA W. “Getting it Right, Doing it right: Gender and Disarmament, Demobilisation and Reintegration”. New York: UNIFEM. 2004.
5 CARAMEZ A. & SANZ E. “DDR 2009: Analysis of Disarmament, Demobilisation and Reintegration (DDR). Programmes in the World during 2008”. Bellatera: School for a Culture of Peace. 2009.
6 MAZURANA D. & CALSON K. “From Combat to Community: Women and Girls of Sierra Leone”. Washington DC : Women Waging Peace. 2004.
7 DONNAINT E. “Les ex-combattantes de la guerre civile sierra-léonaise : conditions d’exclusion du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration de l’Organisation des Nations unies”, Institut du Genre en Géopolitique, 2021.
8 HALE S. “Liberated but Not Free: Women in Post-War Eritrea. In The Aftermath: Women in Post-Conflict Transformation”, edited by MEINTJES Sheila, PILLAY Anu, TURSHEN Meredith, 1226141. London: Zed Books. 2001
9, 22 MAZURANA D. and ECKERKORN COLE L. “Women, Girls and Disarmament, Demobilization and Reintegration (DDR)”. In Women and Wars, edited by COHN Carol, 194-214. Cambridge: Polity Press. 2013.
11 FELICES-LUNA M. “Déviance et politique : la carrière des femmes au sein de groupes armés contestataires”, Déviance et Société, 2008/2 (Vol. 32), p. 163-185.
12 MILLOT C. “Femmes, conflits armés et processus de paix: victimes, spectatrices, protagonistes, mais surtout… actrices!”. University of Ottawa (Canada). 2013.
13 BUCAILLE L, “Femmes à la guerre. Égalité, sexe et violence”, Critique internationale, 2013/3 (N° 60), p. 9-19.
14, 16 OLSSON S. “Hear the voices of Congo’s girl child soldiers”, The New Humanitarian, 19 juin 2017. Disponible sur : https://www.thenewhumanitarian.org/opinion/2017/06/19/hear-voices-congo-s-girl-child-soldiers
15 KEIARNS Y. E. “The Voices of Girl Child Soldiers : Sri Lanka”. Quaker United Nations Office. Janvier 2003.
17 MOSER C.O.N. & CLARK F. C. “Victims, Perpetrators or Actors? Gender, Armed Conflict and Political Violence”, Londres, New York, Palgrave Macmillan. 2001.
19 BUCAILLE L., “Femmes à la guerre. Égalité, sexe et violence”, Critique internationale, 2013/3 (N° 60), p. 9-19.
20 HELMS E. “Innocence and Victimhood: Gender, Nation and Women’s Activism in Post-War Bosnia-Herzegovina”. Madison: University of Wisconsin Press. 2013.
21 BASINI H.S.A. “Gender Mainstreaming Unraveled: The Case of DDRR in Liberia”, International Interactions, 39:4, 535-557, 2013.
23 COULTER C. “Bush Wives and Girl Soldiers: Women’s Lives through War and Peace in Sierra Leone”. Ithaca, NY: Cornell University Press. 2009
28 MACKENZIE M. “Securitisation and Desecuritisation: Female Soldiers and the reconstruction of Women in Post-Conflict Sierra Leone”. Security Studies 18, n°2:241-61. 2009.
29 NASLUND E. “Looking at Peace though Women’s Eyes: Gender-Based Discrimination in the Salvadoran Peace Process”. Journal of Public and International Affairs, 10. 1999. p. 30.
31 THEIDON K. “Reconstructing Masculinities: The Disarmament, Demobilization and Reintegration of Former Combatants in Colombia”. International Journal of Transitional Justice 1, n° 1: 66-90. 2009.
33 PANKHURST D. “Post-War Backlash Violence against Women: What Can “Masculinity” Explain?”, ed., Donna Pankhurst, Gendered Peace: Women’s Struggles for Post-War Justice and Reconciliation. Oxon: Routledge. 2007.
34 ANDERLINI S.N. “Women Building Peace. What they Do, Why it Matters”. Lynne Rienner Publishers. Boulder, London. 2007.
35 Nations Unies, Operational Guide to the Integrated Disarmament, Demobilization and Reintegration Standards (IDDRS), 2014. Disponible à l’adresse suivante : https://www.unddr.org/wp-content/uploads/2020/06/Operational-Guide-to-the-IDDRS-2014.pdf
37 Ibid.
38 STEINBERG D. « Women and War An Agenda for Action », dans Women and War. Power and Protection in the 21st Century, sous la direction de Kuehnast, Kathleen et al., United States Institute of Peace Press. Washington D.C. 2011.  Pp. 115-13