La culture du viol dans le cinéma aux Etats-Unis

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La culture du viol dans le cinéma aux Etats-Unis

12.10.2020

Laura Delcamps 

La culture du viol, qui se définit par un ensemble de comportements qui favorisent, minimisent et normalisent le viol, est présente dans toutes les couches de la société et renforce l’idée que la femme serait la propriété de l’homme[1]Ryan Broderick, Jessica Testa, Heben Nigatu et Anais Bordages, « La culture du viol, c’est quoi ? », 29 avril 2014, Buzz Feed, … Continue reading. Au cinéma, la culture du viol est souvent représentée à travers plusieurs idées reçues : l’image de la femme faible mais séductrice, celle de l’homme viril qui soumet grâce à son charme ou son argent ou encore le « non » d’un rapport sexuel qui se transforme en « oui » quand l’homme insiste. Ces idées reçues vont rentrer dans l’imaginaire collectif du public et participer à tolérer les violences faites aux femmes. Cette série d’articles a pour objectif de démontrer la place qui est faite à la culture du viol dans le cinéma en fonction des régions du monde. Dans cet article, il s’agira des films réalisés aux Etats-Unis, où les films hollywoodiens, en passant par les classiques Disney et les blockbusters, continuent à perpétuer l’idée que les femmes sont responsables du harcèlement et des violences dont elles sont victimes.

L’affaire Harvey Weinstein et le mouvement #MeToo

L’année 2017 a marqué un tournant pour le mouvement des droits des femmes et l’impunité dont bénéficient les hommes du monde du cinéma[2]Laura Delcamp, « La culture du viol dans le monde du cinéma en Europe », septembre 2020, Institut du genre en Géopolitique, https://igg-geo.org/?p=2016. Le 5 octobre 2017, le journal du New York Times publiait une enquête sur Harvey Weinstein, producteur américain primé d’Hollywood, accusé par plusieurs célébrités (80 femmes en tout), dont des actrices comme Rose McGowan ou des ex-employées, d’harcèlement et d’agressions sexuelles[3]Marie-Laura Delorme, « Affaire Harvey Weinstein, la grande enquête », 22 août 2020, Le Point, … Continue reading. Cette affaire a eu des conséquences sans précédent aux Etats-Unis mais aussi dans le monde entier puisque par la suite, des milliers de femmes et d’hommes ont tweeté sur le hashtag #MeToo (« Moi aussi ») afin de dénoncer les violences sexuelles et viols qu’elles et ils auraient subi, par des personnes connues ou non. Le mouvement #MeToo a également eu un très fort impact sur la culture du viol, car il a montré à quel point les violences sexuelles étaient banalisées. L’impunité dont bénéficient les hommes du monde médiatique, mais aussi les anonymes, qui sont accusés de ces crimes, a enfin été révélée au grand jour, alors que les mouvements féministes se battaient depuis de nombreuses années pour être entendus face à ces injustices[4]Tanguy Grannis, « Le patriarcat sans (le) pouvoir ? Les hommes et le féminisme après #MeToo », Nouvelles Questions Féministes, vol. 39, no. 1, 2020, pp. 116-131.. Début 2020, Harvey Weinstein a été reconnu coupable de viol et d’agressions sexuelles, et a été condamné à 23 ans de prison[5]Pauline Fricot, « Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison », 11 mars 2020, Libération, … Continue reading. Mais alors comment expliquer cette impunité dont les auteurs de violences sexuelles bénéficient depuis longtemps, qu’ils soient issus du monde du cinéma ou non ?

Et comment la culture du viol s’exprime t-elle plus particulièrement aux Etats-Unis, un pays connu pour ses films hollywoodiens à succès ? Harvey Weinstein représentait parfaitement le magnat d’Hollywood, « intouchable », qui décidait du destin des femmes autour de lui comme bon lui semblait[6]Mymy Haegel, « Retour sur l’affaire Weinstein, le scandale qui a tout ébranlé », 25 août 2019, Madmoizelle, https://www.madmoizelle.com/affaire-weinstein-consequences-1015240. Comme l’écrit Gerald Walton en 2017 : « La culture ne détermine pas nos croyances et nos comportements, elle les influence seulement. Les hommes peuvent faire des choix au-delà des normes de masculinité prescrites par leur culture »[7]Gerald Walton, « What rape culture says about masculinity », 17 octobre 2017, The Conversation, https://theconversation.com/what-rape-culture-says-about-masculinity-85513 : “Culture … Continue reading). Alors comment expliquer cette persistance de la culture du viol dans le cinéma nord américain ?

La société américaine, entre bienséance et sensationnalisme

Comme bien souvent, les films dans un pays sont à l’image de la société dans laquelle ils sont produits. Aux Etats-Unis, ce qu’on appelle communément les « bonnes mœurs » tient une place importante, que ce soit au niveau de la vie publique que de la vie privée par exemple. Les crimes, dont les violences sexuelles, sont largement réprimés par la société (même s’ils le sont moins au niveau judiciaire). Cette ambivalence de la société américaine, qui souhaite préserver un idéal politique, économique et familial mais qui n’hésite pas à banaliser le viol, s’explique par la prégnance de nombreux stéréotypes. L’expression « Boys will be boys » (« les garçons sont comme ça ») est l’exemple parfait de la façon dont les hommes sont excusés de la manière dont ils peuvent se comporter : ils violent car ils ont des besoins irrépressibles et ce n’est donc pas de leur faute. Cette représentation masculine est particulièrement véhiculée dans les films, et se base sur des croyances et des mythes issus de nos sociétés patriarcales qui placent l’homme dans une position de supériorité par rapport à la femme dans toutes les sphères. Dans le film Grease (1978), comédie musicale de Randal Kleiser, ou encore Ted (2012), film comique de Seth MacFarlane, le harcèlement sexuel est largement banalisé, sous couvert d’humour[8]Ariane Lange, « 11 Films That Make Sexual Harrasment A Joke », 18 août 2020, Buzzfeed, https://www.buzzfeed.com/arianelange/sexual-harassment-as-a-joke-in-movies. Les blagues sur le viol ou les agressions sexuelles sont courantes et le spectateur oublie même que ce sont des crimes punis par la loi. Cette banalisation de la violence s’explique donc en grande partie par la prédominance du patriarcat dans la société américaine, où l’homme, du fait de son genre et de son sexe uniquement, serait au dessus de tout, même des lois[9]Patricia Paulson. « Rape Culture in Disney Animated Princess Movies », Cornerstone, Minnesota State University, 2018, p. 11, … Continue reading.

La représentation du viol dans les films

Par ailleurs, certains réalisateurs n’hésitent pas à mettre en scène de manière très visuelle et choquante des scènes de viols, comme c’est le cas dans le film Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes (2011) de David Fincher, La dernière maison sur la gauche (2009) de Denis Iliadis ou Orange Mécanique (1971) de Stanley Kubrick. Ces trois films montrent le viol comme un spectacle, avec une dimension très sensationnaliste, qui servirait à satisfaire la curiosité morbide de certains spectateurs. L’intérêt, cinématographiquement parlant, de montrer aussi visuellement une violence sexuelle se pose alors. Certains diront que représenter une violence permet de prouver qu’elle existe, alors que d’autres affirmeront que le cinéma doit mieux s’emparer du viol afin qu’il ne soit pas seulement perçu comme un « spectacle ». Les films devraient également évoquer les conséquences de cette violence, en expliquant par exemple les traumatismes que les victimes peuvent développer[10]Elena Lazic, « Film depictions of sexual violence are increasingly alarming. It has to stop », 14 mars 2008, The Guardian, … Continue reading. D’autre part, les films qui dépeignent des scènes de viols perpétuent l’idée que la femme n’est rien d’autre qu’une victime, qu’elle le restera toute sa vie et qu’elle sera traumatisée toute sa vie sans pouvoir sans remettre. Encore une fois, les réalisateurs ou scénaristes masculins montrent la femme comme un objet passif, et pas comme un personnage acteur de son propre destin. Il faudrait donc aller plus loin dans la représentation du viol et de ses conséquences pour la femme en ne la conditionnant pas seulement comme victime, mais aussi comme personne qui est résiliente et met en place des moyens pour obtenir justice. Cependant, la culture du viol se manifeste souvent de manière plus implicite, voire insidieuse, dans le 7ème art, notamment dans les films pour enfants.

Les films Disney : la promotion de la culture du viol dès le plus jeune âge

Les films de dessins animés Disney mettant en scène des personnages féminins, tels que Blanche Neige et les sept nains (1937), La Belle et la Bête (1991) ou plus récemment La Reine des Neiges (2013) ont tous un point commun : celui de promouvoir des stéréotypes de genre. Une étude américaine nommée « Rape Culture in Disney Animated Princess Movies » (2018)[11]Voir supra, note 9, p. 10. a analysé plusieurs films Disney dont le personnage principal est une princesse afin de montrer que divers aspects de la culture du viol sont représentés. Patricia Paulson, à l’origine de cette étude, explique les conséquences que ces films peuvent avoir sur la vision que les enfants ont des relations entre hommes et femmes : « Il est difficile pour les enfants de faire la différence entre la fiction et la réalité (Smith et al. 2010) et cela se constate aussi chez les adultes qui acceptent les mythes de viol comme des faits et qui continuent de rendre les femmes victimes de ces stéréotypes et de ces mythes »[12]Ibid, p. 14, “It is difficult for children to differentiate between fantasy and reality (Smith et al. 2010) and this can also be seen in adults that accept rape myths as facts and continue to … Continue reading). Que ce soit avec Ariel dans La Petite Sirène (1989), Esmeralda dans Le Bossu de Notre-Dame (1996) ou la princesse dans Raiponce (2010), la femme est vue comme un objet, dépendante des hommes et qui ne trouve son bonheur que dans l’accomplissement du mariage[13]Jenna Dorsi, « Why These Disney Films May Help Perpetuate Rape Culture », 27 octobre 2017, Teen Vogue, https://www.teenvogue.com/story/disney-films-rape-culture.  Le Bossu de Notre-Dame est particulièrement représentatif de la culture du viol, car le personnage de Frollo, qui souhaite séduire Esmeralda, va jusqu’à brûler Paris et rejeter la faute sur elle pour ses actes car elle ne répond pas à ses avances[14]Voir supra, note 9, p. 24.. Cette dernière est également menacée de mort par Frollo. Même si ces films restent de la fiction, il a été prouvé que les images et les histoires influencent largement les enfants dès le plus jeune âge[15]Ibid, p. 14.. Afin de combattre les stéréotypes de genre, Patricia Paulson avance cette théorie : « On espère aussi que dans ses films, Disney poursuive sa tendance à donner du pouvoir aux filles en leur montrant qu’elles peuvent réaliser des sauvetages héroïques, se défendre, et exiger plus d’égalité dans la manière dont les autres les traitent. Beaucoup de petites filles grandissent en rêvant de devenir des princesses, et Disney a le pouvoir de changer ces idéaux d’une manière très forte »[16]Ibid, p. 33, “It is also hoped that Disney will continue the trend in their movies of empowering girls by showing that they can complete heroic rescues, defend themselves, and demand more … Continue reading. Mettre en scène des femmes ou des filles qui n’ont pas besoin d’un prince ou de se marier pour être sauvée ou pour s’accomplir serait donc une première piste pour que les enfants aient une meilleure image des relations hommes-femmes.

Davantage de femmes dans le cinéma : une piste pour mettre fin à la culture du viol

Afin de contrebalancer une vision très masculine, et parfois très sexiste, des films produits aux Etats-Unis, il faudrait avoir davantage de femmes réalisatrices, productrices, metteuses en scène, etc. C’est ce que propose l’actrice Keira Knightley : « Quand il y a des auteures, des réalisatrices, et productrices, les rôles pour femmes sont meilleurs, et par conséquent, la façon dont la société voit les femmes à travers l’art dramatique est bien meilleure et bien plus étoffée »[17]Brent Lang, « Keira Knightley on ‘Colette’, Pushing for Social Change, and if She’ll Ever Direct », 16 janvier 2018, Variety, … Continue reading. Il est vrai qu’aux Etats-Unis, la représentation des femmes, que ce soit dans le processus de création ou même à l’écran, est très réduite. Une étude publiée en 2016 a montré qu’à Hollywood, par exemple, il n’y a que 7% de femmes réalisatrices et seulement 18% des films ont au moins deux femmes parmi les trois personnages principaux (analyse menée sur 2000 films américains)[18]Hanah Anderson et Matt Daniels, « Film Dialogue from 2,000 screenplays, Broken Down by Gender and Age », avril 2016, The Pudding, https://pudding.cool/2017/03/film-dialogue/index.html). Avoir des films uniquement tournés par des hommes peut être problématique, car ils vont diffuser une certaine image de la société,
mais aussi de la femme, comme expliqué précédemment. Inclure davantage de personnages principaux féminins, dont le bonheur ou la réussite ne dépendrait pas d’un homme, enverrait un message fort d’égalité de genre aux jeunes filles, mais aussi aux jeunes garçons. Le cinéma est un moyen de communiquer des valeurs et une vision plus moderne de la société, et des femmes dans le monde du cinéma pourraient faire changer les mentalités par ce biais. Dans les films de super-héros par exemple, notamment ceux de la franchise Marvel ou DC Comics, il a fallu attendre 2019 pour voir en tête d’affiche une super-héroïne, avec Captain Marvel (film réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck). De plus en plus, les enfants grandissent avec des modèles divers et variés, mais le chemin vers l’égalité des genres est encore long.

Conclusion

Grâce au mouvement #MeToo, la parole des femmes et des hommes victimes de violences sexuelles ou de harcèlement s’est libérée. Ce mouvement a largement mis en lumière la prégnance de la culture du viol au sein de la société américaine, que ce soit à travers l’impunité des hommes accusés d’agression ou de viol, ou par la banalisation des violences faites aux femmes en général dans les films. La culture du viol s’explique par la prédominance de normes sociales, mythes et croyances qui placent l’homme au centre de la société et qui lui indiquent qu’il peut faire ce qu’il veut des femmes. Hollywood essaye d’inclure davantage de parité dans le choix de ses auteurs, réalisateurs, scénarii et producteurs, en donnant plus d’opportunités aux femmes dans le monde du cinéma. En 2019 par exemple, 45% de personnages féminins sont apparus dans des films produits par de grands studios, contre 32% en 2018[19]Marie Dis, « Plus de femmes dans les films : Hollywood, sur la voie de la parité ? », 9 janvier 2020, Le Journal des Femmes, … Continue reading. Même si des efforts restent à fournir, plusieurs films mettant en scène des femmes comme personnage principal comme Wonder Woman 1984 (2020) de Patty Jenkins, Monster Hunter (2021) de Paul W.S. Anderson ou encore Respect (2021), le biopic sur Aretha Franklin, de Liesl Tommy, sont sortis ces dernières années.

Le prochain article se penchera sur la culture du viol dans le cinéma en Amérique Latine, dont les séries « telenovelas » sont connues pour véhiculer une image très réduite de la femme. Le machisme est notamment très présent dans les pays de cette région, et le rôle du macho figure souvent, donnant l’idée que la femme doit être soumise à l’homme. 

Pour retrouver le premier article de cette série sur le culture du viol : 
1/2 La culture du viol en Europe 

Pour citer cet article : Laura Delcamps, “La culture du viol aux Etats-Unis”, 12.10.2020, Institut du Genre en Géopolitique.

References

References
1 Ryan Broderick, Jessica Testa, Heben Nigatu et Anais Bordages, « La culture du viol, c’est quoi ? », 29 avril 2014, Buzz Feed, https://www.buzzfeed.com/fr/ryanhatesthis/culture-du-viol-sexisme-harcelement
2 Laura Delcamp, « La culture du viol dans le monde du cinéma en Europe », septembre 2020, Institut du genre en Géopolitique, https://igg-geo.org/?p=2016
3 Marie-Laura Delorme, « Affaire Harvey Weinstein, la grande enquête », 22 août 2020, Le Point, https://www.lepoint.fr/livres/affaire-harvey-weinstein-la-grande-enquete-22-08-2020-2388576_37.php
4 Tanguy Grannis, « Le patriarcat sans (le) pouvoir ? Les hommes et le féminisme après #MeToo », Nouvelles Questions Féministes, vol. 39, no. 1, 2020, pp. 116-131.
5 Pauline Fricot, « Harvey Weinstein condamné à 23 ans de prison », 11 mars 2020, Libération, https://www.liberation.fr/depeches/2020/03/11/harvey-weinstein-condamne-a-une-lourde-peine-de-23-ans-de-prison_1781315
6 Mymy Haegel, « Retour sur l’affaire Weinstein, le scandale qui a tout ébranlé », 25 août 2019, Madmoizelle, https://www.madmoizelle.com/affaire-weinstein-consequences-1015240
7 Gerald Walton, « What rape culture says about masculinity », 17 octobre 2017, The Conversation, https://theconversation.com/what-rape-culture-says-about-masculinity-85513 : “Culture does not determine our beliefs and behaviours; it only influences them. Men have choices beyond culturally prescribed norms of masculinity” (traduction libre
8 Ariane Lange, « 11 Films That Make Sexual Harrasment A Joke », 18 août 2020, Buzzfeed, https://www.buzzfeed.com/arianelange/sexual-harassment-as-a-joke-in-movies
9 Patricia Paulson. « Rape Culture in Disney Animated Princess Movies », Cornerstone, Minnesota State University, 2018, p. 11, https://cornerstone.lib.mnsu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1803&context=etds">https://cornerstone.lib.mnsu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1803&context=etds
10 Elena Lazic, « Film depictions of sexual violence are increasingly alarming. It has to stop », 14 mars 2008, The Guardian, https://www.theguardian.com/film/2018/mar/14/red-sparrow-jennifer-lawrence-sexual-violence-films-rape
11 Voir supra, note 9, p. 10.
12 Ibid, p. 14, “It is difficult for children to differentiate between fantasy and reality (Smith et al. 2010) and this can also be seen in adults that accept rape myths as facts and continue to victimize women based on stereotypes and myths” (traduction libre).
13 Jenna Dorsi, « Why These Disney Films May Help Perpetuate Rape Culture », 27 octobre 2017, Teen Vogue, https://www.teenvogue.com/story/disney-films-rape-culture
14 Voir supra, note 9, p. 24.
15 Ibid, p. 14.
16 Ibid, p. 33, “It is also hoped that Disney will continue the trend in their movies of empowering girls by showing that they can complete heroic rescues, defend themselves, and demand more equality in their treatment by others. Many young girls grow up wanting to be a princess, and Disney has the power to change these ideals in an extremely powerful way” (traduction libre).
17 Brent Lang, « Keira Knightley on ‘Colette’, Pushing for Social Change, and if She’ll Ever Direct », 16 janvier 2018, Variety, https://variety.com/2018/film/features/keira-knightley-colette-metoo-directing-1202663863/, « When there are female writers and directors and producers, the parts for women are better, and so the way that society views women through drama is much better and much more well rounded » (traduction libre).
18 Hanah Anderson et Matt Daniels, « Film Dialogue from 2,000 screenplays, Broken Down by Gender and Age », avril 2016, The Pudding, https://pudding.cool/2017/03/film-dialogue/index.html
19 Marie Dis, « Plus de femmes dans les films : Hollywood, sur la voie de la parité ? », 9 janvier 2020, Le Journal des Femmes, https://www.journaldesfemmes.fr/loisirs/cinema/2602602-bonne-nouvelle-les-roles-feminins-en-hausse-en-2019/