L’approche holistique pour la reconstruction des survivant·e·s de violences sexuelles liées aux conflits 

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28/10/2022

Clémence Lainé

En février 2022, le monde entier portait son regard vers les atrocités commises en Ukraine lors de l’invasion à grande échelle de l’armée russe. Quelques semaines plus tard, les allégations de l’utilisation du viol comme méthode de guerre par les troupes russes se sont multipliées, et de nombreux témoignages ont été relayés dans les médias[1]Soufi Burridge T., Guenfoud I.,Kushnir N., Jovanovic D., Clennett B., & Al Munajim D.. (2022, décembre 8). « I wanted to take off my skin »: Ukrainian women recount rape by Russian soldiers. … Continue reading. Pourtant, les violences sexuelles sont perpétrées sur chaque continent et celles-ci se multiplient lors des conflits armés[2]Nahoum-Grappe, V. (2019). La culture contemporaine du viol. Mise en scène, signe de domination, arme en temps de guerre. Communications, 104(1), 161177. https://doi.org/10.3917/commu.104.0161, les auteur·e·s s’inscrivant dans ce courant de pensée se multiplient depuis quelques décennies : Catharine MacKinnon, Véronique Nahoum-Grappe, Patricia Hynes, Lise Poirier-Courbet, Raphaëlle Branche, Fabrice Virgili pour n’en citer que quelques-un·e·s. Les corps des femmes deviennent alors un champ de bataille, lieu de toutes les exactions. Les victimes sortent difficilement du silence pour dénoncer leurs agresseur·se·s. Ceux·elles qui osent parler sont souvent écarté·e·s de la sphère sociale[3]Branche, R., & Virgili, F. (2011). Viols en temps de guerre. Payot..  Commence alors le difficile parcours de reconstruction. L’approche holistique permet d’intégrer les survivant·e·s dans leur propre processus de reconstruction à travers différents prismes : médical, psychosocial, juridique et socio-économique. Appliquer ces processus au prisme de l’holistique revient à considérer chaque composante de la vie d’un·e  individu·e (mentale, physique, émotionnelle, socio-économique) comme des facteurs à prendre en compte pour assurer sa reconstruction. En quoi l’approche holistique des programmes dédiés aux survivant·e·s  de violences sexuelles est-elle la voie vers une meilleure société ? Cet article démontre que les  programmes intègrent les survivant·e·s, les soutiennent et offrent l’espoir de guérison, l’approche holistique permet de donner des clefs à ces femmes et ces hommes pour qu’iels puissent devenir acteur·rice·s de changement dans leur société.

L’approche holistique : une méthode récente ?

Utilisées comme méthode de guerre par des groupes armés, les violences sexuelles ne concernent pas seulement la destruction des fonctions physiques et mentales des individu·e·s qui en sont victimes, mais aussi le droit à la santé et à la vie socio-économique d’une société . Selon les Nations unies, les violences sexuelles liées aux conflits se définissent par « des actes tels que le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, l’avortement forcé, la stérilisation forcée, le mariage forcé, ainsi que toute autre forme de violence sexuelle d’une gravité comparable, et ayant un lien direct ou indirect avec un conflit[4]Voir le site des Nations Unies Maintien de la paix, à l’adresse https://peacekeeping.un.org/fr/conflict-related-sexual-violence». Aborder la thématique de reconstruction des survivant·e·s ne peut se faire sans parler d’une personnalité de référence dans ce domaine : le docteur Denis Mukwege, lauréat du prix Nobel de la paix en 2018. Ce gynécologue créait en 1999 l’Hôpital de Panzi à Bukavu en République démocratique du Congo, qui se spécialise rapidement en santé sexuelle et génésique des femmes en temps de guerre. Pour lui, la nécessité d’adopter une approche globale est venue du constat que le viol détruisait les corps, mais également les esprits et plus largement, les communautés. L’approche holistique est une prise en compte de la personne dans sa globalité, sous le prisme de toutes les dimensions qui la composent : médicale, psychosociale, juridique socio-économique[5]Voir le site de la fondation Panzi [en ligne] https://fondationpanzirdc.org/. L’Hôpital de Panzi l’applique pour tou·te·s les survivant·e·s qui viennent consulter à la suite de violences sexuelles, et la décline en quatre piliers.

Le premier consiste en la prise en charge médicale immédiate des victimes : intervention chirurgicale et traitement pour les maladies sexuellement transmissibles. Des victimes présentent des symptômes également liés à un traumatisme psychologique de « dissociation », comme des maux d’estomac, des malaises. La guérison physique est un processus qui est couplé à la guérison psychologique. Les conséquences sur la psyché de la victime peuvent avoir un impact sur le long terme : dépression, phobies, troubles de l’alimentation, honte, culpabilité. Ces symptômes sont souvent aggravés par l’exclusion sociale de la communauté, et la rupture des liens familiaux. La troisième étape concerne l’assistance juridique, sur la base du consentement éclairé. Pour de nombreuses victimes, la reconnaissance judiciaire de ce qu’il leur est arrivé, de la violation de leur dignité et de leurs droits, ainsi que la punition de leur bourreau relève d’une grande importance. La procédure judiciaire vient constituer un mécanisme permettant de canaliser la colère et l’injustice et de dépasser le stade de victimisation[6]Hamber B. et Lundy P. (2020). « Lessons from transitional justice? Toward a new framing of a victim-centered approach in the case of historical institutional abuse”, Victims and Offenders 15: 6, … Continue reading. La condamnation de l’auteur·rice et les réparations vont créer un sentiment de sécurité, de paix et de justice.

Enfin, la réintégration socio-économique s’exprime de plusieurs manières. Certain·e·s survivant·e·s obtiennent un financement d’urgence, d’autres bénéficient d’une formation à des activités qui génèrent des revenus, ou de l’obtention d’un emploi[7]Fritz, J. M. (2010). Sécurité des femmes et des filles par pays. Un plan d’action national « 1325 » peut-il prévenir et/ou traiter la question de la violence conjugale ? In Tu me fais … Continue reading. Cet axe vient pallier la perte de soutien socio-économique que constituait le lien avec la communauté. Ces différents axes sont interdépendants. Le corps guérit mieux et plus vite si le·a survivant·e se sent suffisamment en sécurité et soutenu·e psychologiquement[8]Haesevoets, Y.-H. (2018). Chapitre 6. Victime de viol : l’effraction du corps psychique. In Victimologie (p. 5570). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.couta.2018.02.0055. L’absence d’inquiétudes liées à la sécurité financière vient, entre autres, renforcer ce ressenti. Au fil de ce processus, pour qu’iels deviennent les véritables acteur·rice·s de leur reconstruction, il est nécessaire que les survivant·e·s soient impliqué·e·s dans toutes les étapes des interventions et initiatives vouées à améliorer leurs droits et leur bien-être.

« Rien sur nous, sans nous[9]Slogan du forum international « Stand Speak Rise Up! » organisé par S.A.R. la Grande-Duchesse de Luxembourg qui a eu lieu en mars 2019 à Luxembourg, pour mettre un terme aux violences sexuelles … Continue reading»

Un des aspects majeurs de l’approche holistique consiste à ce que les survivant·e·s s’impliquent au cœur de chacun des quatre axes principaux du processus. Cette implication s’illustre dans un premier temps lors du choix de raconter son vécu. La stigmatisation, la culpabilisation, le jugement sont autant de facteurs qui empêchent les victimes de sortir du silence dans lequel iels se sont emmuré·e·s depuis leur agression. Chaque expérience est unique, du fait de la nature de l’agression, les besoins et les ressources de la victime. Il est primordial de ne pas forcer la victime à parler, mais de la soutenir et d’attendre qu’elle-même prenne la parole. Il s’agit de donner le temps et l’espace afin qu’elle se sente écoutée et comprise.

Remettre les survivant·e·s au centre de leur processus de reconstruction c’est également leur donner le choix là où iels ne l’ont jamais eu. En choisissant par exemple le type de soins psychologiques dont iels vont bénéficier, iels vont ressentir la sécurité, et faire confiance aux soignant·e·s, puis à autrui plus généralement. Iels ont enfin l’impression d’agir, d’être maître·sse·s de leurs décisions et de s’émanciper du statut de victime. Iels reprennent le pouvoir sur leur vie. La prise en charge peut être individuelle ou en groupe, la première permet d’accéder à des soins sur mesure, tandis que la seconde permet de côtoyer d’autres personnes ayant vécu des expériences similaires. Dans les deux cas, les survivant·e·s vont reconstruire des relations à travers le gain d’estime de soi et le sentiment d’appartenance à un tissu social solide. Lise Poirier Courbet a mené une étude auprès de huit femmes rencontrées entre 2001 et 2011, toutes ayant subi un viol[10]Poirier Courbet (D), L. (2015). 2. Des silences aux paroles. In Vivre après un viol (p. 2944). Érès. https://www.cairn.info/vivre-apres-un-viol–9782749248646-p-29.htm. Elle a remarqué que des « changements s’opéraient par un renversement de perspective en reconsidérant la personne victime comme sujet au centre de toutes ces procédures[11]Ibid. », par ailleurs, elle remarque qu’écoute et attention protectrice constituent la meilleure aide que les survivant·e·s puissent  avoir pour leur reconstruction. Une survivante de République démocratique du Congo témoigne : « Quand la survivante est intégrée dans le processus, c’est une sorte de reconnaissance pour elle. Il n’y a pas d’emblée une suite logique d’étapes à franchir, mais bien des allers-retours entre différents moments de prise en charge. Il faut leur demander ce dont elles ont besoin[12]Mukanire Tatiana, mai 2019, lors d’une conférence « Médecins du monde sur les violences basées sur le genre ». ».

Néanmoins, ces allers-retours entre les différents piliers peuvent constituer une contrainte dans l’approche holistique. Les protocoles et les durées de prise en charge diffèrent beaucoup en fonction des patient·e·s, ce qui explique que la coordination entre les axes rend difficile la durée de prise en charge. Celle-ci requiert des lieux suffisamment grands où accueillir les victimes, cependant, faute de moyens financiers, les survivant·e·s se voient parfois retourner chez eux·elles où le suivi demeure difficile à effectuer pour le personnel soignant ou humanitaire[13]Rukhungu, N. (2019). Regards croisés sur la nécessité de la prise en charge holistique des violences basées sur le genre. Quelles voies/voix pour la prise en comptes des violences basées sur le … Continue reading.

D’autre part, une faiblesse non négligeable de ce programme concerne la prise en charge des survivants masculins. À la peur de la stigmatisation qui les empêche de se signaler, s’ajoute le manque de professionnel·le·s de santé formé·e·s pour les hommes. On le constate en République démocratique du Congo mais également en Syrie. Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés recommandait en 2017 la création de structures distinctes, adaptées aux femmes d’un côté, et aux hommes d’un autre, afin d’éviter l’intimidation des femmes et la stigmatisation des hommes[14]Chynoweth, S. (2017). « We Keep It in Our Heart » – Sexual Violence Against Men and Boys in the Syria Crisis. UN High Commissioner for Refugees (UNHCR). … Continue reading. Une approche holistique telle que décrite ici serait donc plus mobilisée pour et par les survivantes identifiées comme femmes qu’aux survivants identifiés comme hommes. Par exemple, l’Hôpital de Panzi reçoit dans son programme holistique des hommes mais leur proportion est très minoritaire en comparaison au nombre de femmes[15]Thermildor C. (2019), “Les violences sexuelles contre les hommes en temps de conflits”, Iris Sup’, 2019, p. 50..

Au-delà de mettre en place une réponse efficace aux traumatismes vécus par les survivant·e·s de violences sexuelles, l’approche holistique fait émerger des solutions pour améliorer la société.

Des conséquences positives sur la société dans son ensemble

La société dans laquelle les survivant·e·s de violences sexuelles se réintègrent ressent les aspects positifs de l’approche holistique de la reconstruction de ces individu·e·s. Dans un premier temps, les éléments constituant le pilier de réintégration socio-économique que sont la formation aux activités qui génèrent des revenus et l’obtention d’un emploi permet de réduire considérablement la vulnérabilité des survivant·e·s face à de nouvelles violences[16]Billon A. (2020), « Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d’être des armes de guerre », Rapport d’information fait au nom de la délégation aux droits des femmes et à … Continue reading. Les femmes en situation socio-économique difficile peuvent s’adonner à des activités à risque pour gagner leurs vies, en d’autres termes, la dépendance financière engendre des situations de vulnérabilité. Par ailleurs, cette autonomisation des survivant·e·s a des conséquences directes sur le bon développement des générations futures. La majeure partie des bénéficiaires de ces projets holistiques dédiés aux survivant·e·s de violences sexuelles étant des femmes, on note que la santé et l’éducation des enfants est améliorée dès lors que c’est la mère qui gère les revenus du foyer, en comparaison de lorsque que c’est le père qui a la charge de la gestion[17]Morrison, A., Raju, D., & Sinha, N. (2007). Gender equality, poverty and economic growth (Policy Research Working Paper Series No 4349). The World Bank. … Continue reading. D’autre part, les survivant·e·s constituent un véritable exemple pour leurs pairs dans la mesure où iels ont brisé le silence qui entourait ce qu’iels avaient vécu, et ont commencé à s’exprimer et à sensibiliser. Cette libération de la parole contribue à faire prendre conscience à la communauté entière des graves conséquences de ces crimes. Ensuite, les actions en justice réduisent l’impunité, et augmentent également la probabilité de dissuasion. À mesure que la résilience des survivant·e·s s’améliore, iels sont plus à-même de défendre leurs droits et de devenir acteur·ice·s du changement.

Concernant les femmes qui prennent le leadership et deviennent activistes pour leurs droits, les Nations unies ont relevé qu’un processus de paix a 35% de chances en plus d’être effectif pendant au moins 15 ans quand des femmes participent aux négociations[18]Débat ouvert du Conseil de sécurité des Nations unies, sur l’application du programme pour les femmes, la paix et la sécurité, UN, octobre 2019.. On peut citer l’exemple de Leymah Gbowee au Libéria. En 2003, après avoir écouté les femmes victimes de viols et de mutilations génitales féminines, elle fonde le mouvement Women of Liberia Mass Action for Peace et unit les femmes au sein de marches pacifiques, et initie une grève du sexe, ce qui pousse Charles Taylor, alors au pouvoir, à participer aux négociations de paix. Pendant celles-ci, le mouvement a continué à exercer une pression pour faire cesser la guerre civile, en menaçant de se dévêtir si les négociateurs quittaient la discussion. Ce processus de paix aboutit en 2003 a contribué à l’élection de Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente d’une nation africaine. Leymah Gbowee a reçu en 2011 le prix Nobel de la paix pour avoir assuré la participation des femmes aux élections[19]Dumitrescu, A. (2020). Leymah Gbowee, une force infinie. diplo-mates. https://www.diplo-mates.com/single-post/2020/03/10/leymah-gbowee-une-force-infinie.

Les femmes sont plus susceptibles d’être vigilantes à la prise en compte des autres femmes en leur attribuant une reconnaissance, ou des compensations pour les crimes dont elles ont été victimes[20]O Reilly, M., O Suilleabhain, A., & Paffenholz, T. (2015). Reimagining Peacemaking: Women’s Roles in Peace Processes. International Peace Institute. … Continue reading. Par exemple, lors de la négociation des accords de paix en Colombie en 2016 entre le gouvernement et les FARC pour mettre fin au conflit armé colombien, des femmes de la société civile ont dès le début pris part au processus[21]Mukwege, D. (2021). La force des femmes. Gallimard.. Elles ont permis de mettre en place des mécanismes de réparations pour les victimes et d’annuler les propositions d’amnistie sur les crimes relevant de viols et violences sexuelles[22]González, O. L. (2019). Colombie : Processus de paix, subversion du genre et résistances. L’Ordinaire des Amériques, 224. https://doi.org/10.4000/orda.4638. Les négociatrices ont également lutté pour intégrer différents axes améliorant la condition des femmes dans la société colombienne : accès et formalisation de la propriété rurale dans des conditions égales pour les femmes et les hommes, garantie des droits économiques, sociaux et culturels des femmes et des personnes LGBTQIA+ dans le secteur rural, ainsi que la promotion et la participation des femmes dans les espaces de représentation et de prise de décision[23]Ramirez S. (2022, janvier 5). Colombie : 5 ans après les accords de paix. Le Grand Continent. https://legrandcontinent.eu/fr/2022/01/05/colombie-5-ans-apres-les-accords-de-paix/.

Ainsi, il convient de relever que l’approche holistique entraine les survivant·e·s à prendre plus de place dans la sphère publique afin de défendre les droits des personnes opprimées et vulnérables, et ce pour une meilleure société.

Conclusion

Le modèle holistique centré sur les survivant·e·s de violences sexuelles considère ces dernièr·e·s comme des personnes dignes possédant en elles-mêmes les ressources de leur reconstruction personnelle mais également celle de la société. Cette approche globale offre les clefs pour une meilleure vie, à échelle individuelle comme à échelle sociétale. En cela, elle constitue une perspective non négligeable dans la prise en compte des enjeux de stabilisation.

Pour citer cette production : Clémence Lainé, “L’approche holistique pour la reconstruction des survivant·e·s de violences sexuelles liées aux conflits”, 28.10.2022, Institut du Genre en Géopolitique, https://igg-geo.org/?p=9191

Les propos contenus dans ce texte n’engagent que l’auteur·ice.

References

References
1 Soufi Burridge T., Guenfoud I.,Kushnir N., Jovanovic D., Clennett B., & Al Munajim D.. (2022, décembre 8). « I wanted to take off my skin »: Ukrainian women recount rape by Russian soldiers. Abc News. https://abcnews.go.com/International/wanted-off-skin-ukrainian-women-recount-rape-russian/story?id=86994779
2 Nahoum-Grappe, V. (2019). La culture contemporaine du viol. Mise en scène, signe de domination, arme en temps de guerre. Communications, 104(1), 161177. https://doi.org/10.3917/commu.104.0161
3 Branche, R., & Virgili, F. (2011). Viols en temps de guerre. Payot.
4 Voir le site des Nations Unies Maintien de la paix, à l’adresse https://peacekeeping.un.org/fr/conflict-related-sexual-violence
5 Voir le site de la fondation Panzi [en ligne] https://fondationpanzirdc.org/
6 Hamber B. et Lundy P. (2020). « Lessons from transitional justice? Toward a new framing of a victim-centered approach in the case of historical institutional abuse”, Victims and Offenders 15: 6, p. 761.
7 Fritz, J. M. (2010). Sécurité des femmes et des filles par pays. Un plan d’action national « 1325 » peut-il prévenir et/ou traiter la question de la violence conjugale ? In Tu me fais peur quand tu cries ! (p. 253261). Érès. https://doi.org/10.3917/eres.franc.2010.01.0253
8 Haesevoets, Y.-H. (2018). Chapitre 6. Victime de viol : l’effraction du corps psychique. In Victimologie (p. 5570). Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.couta.2018.02.0055
9 Slogan du forum international « Stand Speak Rise Up! » organisé par S.A.R. la Grande-Duchesse de Luxembourg qui a eu lieu en mars 2019 à Luxembourg, pour mettre un terme aux violences sexuelles dans les zones sensibles, et rassemblant plus de cinquante survivantes venues témoigner.
10 Poirier Courbet (D), L. (2015). 2. Des silences aux paroles. In Vivre après un viol (p. 2944). Érès. https://www.cairn.info/vivre-apres-un-viol–9782749248646-p-29.htm
11 Ibid.
12 Mukanire Tatiana, mai 2019, lors d’une conférence « Médecins du monde sur les violences basées sur le genre ».
13 Rukhungu, N. (2019). Regards croisés sur la nécessité de la prise en charge holistique des violences basées sur le genre. Quelles voies/voix pour la prise en comptes des violences basées sur le genre ? https://medecinsdumonde.be/system/files/publications/downloads/Actes%20de%20colloque_WEB_DEF.pdf
14 Chynoweth, S. (2017). « We Keep It in Our Heart » – Sexual Violence Against Men and Boys in the Syria Crisis. UN High Commissioner for Refugees (UNHCR). https://www.refworld.org/docid/5a128e814.html
15 Thermildor C. (2019), “Les violences sexuelles contre les hommes en temps de conflits”, Iris Sup’, 2019, p. 50.
16 Billon A. (2020), « Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d’être des armes de guerre », Rapport d’information fait au nom de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat français. http://www.senat.fr/rap/r19-289/r19-2892.html
17 Morrison, A., Raju, D., & Sinha, N. (2007). Gender equality, poverty and economic growth (Policy Research Working Paper Series No 4349). The World Bank. https://econpapers.repec.org/paper/wbkwbrwps/4349.htm
18 Débat ouvert du Conseil de sécurité des Nations unies, sur l’application du programme pour les femmes, la paix et la sécurité, UN, octobre 2019.
19 Dumitrescu, A. (2020). Leymah Gbowee, une force infinie. diplo-mates. https://www.diplo-mates.com/single-post/2020/03/10/leymah-gbowee-une-force-infinie
20 O Reilly, M., O Suilleabhain, A., & Paffenholz, T. (2015). Reimagining Peacemaking: Women’s Roles in Peace Processes. International Peace Institute. https://giwps.georgetown.edu/resource/reimagining-peacemaking-womens-roles-in-peace-processes/
21 Mukwege, D. (2021). La force des femmes. Gallimard.
22 González, O. L. (2019). Colombie : Processus de paix, subversion du genre et résistances. L’Ordinaire des Amériques, 224. https://doi.org/10.4000/orda.4638
23 Ramirez S. (2022, janvier 5). Colombie : 5 ans après les accords de paix. Le Grand Continent. https://legrandcontinent.eu/fr/2022/01/05/colombie-5-ans-apres-les-accords-de-paix/